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Biais de confirmation

Définition

Le biais de confirmation est la tendance à privilégier les informations qui confortent nos idées et à examiner moins favorablement celles qui pourraient les contredire.

Dit autrement

C’est trier les pièces d’un dossier en gardant surtout celles qui racontent l’histoire à laquelle on croit déjà.

Un exemple

Vous pensez qu’un nouveau service fonctionne mal. Vous retenez facilement les commentaires négatifs et passez rapidement sur les expériences qui contredisent cette impression.

Le biais de confirmation influence ce que nous cherchons et la façon dont nous interprétons les réponses. Il peut agir même lorsque nous souhaitons sincèrement comprendre un sujet.

Comment ça marche

Une idée déjà présente sert de filtre. Nous pouvons choisir des mots de recherche qui supposent la conclusion, accorder davantage de confiance à un témoignage favorable ou demander des preuves plus fortes au camp opposé. Ce tri n’est pas toujours conscient.

Le mécanisme ne signifie pas que toute conviction est fausse. Il indique que la familiarité et l’accord ne constituent pas des preuves. Le recoupement aide si les sources apportent réellement des éléments indépendants. Lire uniquement des reprises de la même affirmation ne met pas votre idée à l’épreuve, même lorsque les pages consultées semblent nombreuses et différentes.

Pourquoi c’est important pour vous

Vous pouvez être particulièrement convaincu par un message qui exprime ce que vous redoutiez ou espériez. Une publication trompeuse peut alors franchir vos vérifications habituelles. Le geste utile consiste à demander quel document pourrait vous faire réviser votre jugement.

Reformulez votre recherche de façon neutre et examinez une explication concurrente. La fiche pour vérifier une rumeur aide à revenir aux preuves. La source primaire permet parfois de constater qu’un extrait a perdu une nuance. Prenez le temps d’appliquer les mêmes critères aux publications qui vous plaisent et à celles qui vous dérangent. Vous pouvez aussi noter ce qui reste incertain avant de poursuivre.

À ne pas confondre avec un mensonge volontaire

Ce biais concerne une tendance du raisonnement, pas nécessairement une intention de tromper. Une personne peut sélectionner les éléments favorables sans s’en rendre compte. L’accuser de mauvaise foi ne permet pas de résoudre le désaccord documentaire.

Il ne suffit pas non plus d’évoquer ce biais pour réfuter un argument. Il faut examiner ses preuves. Commencez par votre propre méthode : mêmes exigences de source, même attention aux dates et même place accordée aux limites. Cette symétrie rend la discussion plus utile qu’une étiquette appliquée à votre interlocuteur.

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